Par Lula,
mardi 28 avril 2009 à 17:13 :: Tranches de vie
:: #62
:: rss
Écrit à l’origine pour être inclus au fanzine « Alienisti » pour le Finncon de 2004 (convention de science-fiction finlandaise)
Lire la suite
2 commentaires
:: aucun trackback
Par Lula,
dimanche 26 avril 2009 à 03:13 :: livejournal Megan Lindholm
:: #61
:: rss
23 Juillet 2008
Elle prend une place intimidante dans la maison. À chaque étage, il y a au moins trois étagères. Ici dans mon bureau, il y en a cinq. Dans le salon, trois. Trois au premier dans la chambre. Ce sont de grosses bibliothèques, hautes, et remplies à ras bord. Certaines sont remplies sur plusieurs couches de profondeur. Certains des livres sont les miens, d’autres sont des livres que je n’ai jamais lus, car ils appartiennent à d’autres membres de la famille. Certains semblent avoir simplement apparus ici. Parfois, j’en sors un étrange de l’étagère, je le lis et demande, « à qui est-ce ? C’est une histoire vraiment bien. »
Et parfois, personne ne semble savoir. Le livre est juste apparu là .
Ça me plait.
Certains de ces livres ne sont que des visiteurs ici. Ils appartiennent à mes enfants, qui viennent, ou s’en vont, ou vivent dans un appartement trop petit pour abriter leurs livres. Alors les livres viennent vivre ici, pour être libérés des cartons de déménagement, et se retrouver serrés sur des étagères. Là , ils se cachent, vagabondent, et se mélangent avec les autres genres existants. Parfois ils partent en visite chez des amis. Certains ne reviennent jamais. Certains habitent ici depuis tellement longtemps qu’ils ont oubliés à qui ils appartenaient à l’origine.
Et certains d’entre eux ont des secrets.
Prenez, par exemple, l’Anthologie de la Nouvelle de Fiction de Norton. Je l’ai sorti de l’étagère un soir il y a quelques jours, dans l’intention de retrouver une citation dans une nouvelle dont je ne me souvenais qu’à moitié de l’histoire. Le livre s’est ouvert sur
Une visite à des amis d’Anton Chekov.
Et une poignée d’images pornographiques, entre neuf et une douzaine, ont cascadé sur le sol. Elles se trouvaient là depuis un moment et avaient fait leur trou, un petit élargissement dans la reliure, et ainsi le livre s’ouvrait naturellement sur cette histoire et les libérait.
Je me suis arrêtée et je les ai rassemblées, partagée entre la gène, l’horreur et la fascination. Je me suis rendue compte que je me pressais, de peur que quelqu’un n’entre dans le salon et ne me trouve à genoux, en train de rassembler de la pornographie. Et suppose qu’elle m’appartient ? Bien sûr que non ! Mais, tout de même, je me suis dépêchée de les réunir. Que faisaient-elles dans l’anthologie, d’ailleurs ? D’où sont-elles venues ? Aucune n’était plus large que ma main. Elles avaient toutes été soigneusement découpées dans des magasines. Deux d’entre elles n’étaient pas pornographiques ; ce n’étaient que des images de femmes habillées de tenues de créateurs follement rayées. Une des images représentait un dessin d’une femme fessant le derrière nu d’une autre, dans un style très dépassé, comme pour lui donner un côté parodique. Parmi les autres, certaines étaient des dessins de magasines et d’autres des photographies. La plupart étaient en noir et blanc. Quelques-unes n’étaient même pas imprimées sur du papier glacé. Certaines étaient soft, et d’autres des prises de vues d’entrejambes sans fioritures. Fait assez troublant, sur les photographies d’entrejambes, quelqu’un avait mis en valeur la région vaginale en la coloriant avec un stylo ou un crayon, comme pour délimiter exactement ce qui était le plus important dans l’image.
Il y a aussi une carte en 3x5 cm avec un mot à propos d’un samedi soir, de 15 heures et du théâtre Clark’s Studio au 7ème étage. Une allusion griffonnée à Julliard.
La dernière image est une photographie. Une femme est assise à un bureau de classe. La photo ne montre que ses jambes et ses pieds sous le bureau. Elle porte une jupe courte et ses jambes sont légèrement ouvertes, mais on ne voit pas vraiment quelque chose. Mais là encore, un stylo s’est appliqué à gratter l’endroit sombre sous la jupe, comme pour dessiner ce que l’objectif n’avait pu apercevoir. Au dos de la photographie, un petit mot a été écrit. Ça dit, ‘Je suis tellement chaude que ça brûle. John, tu voudrais bien éteindre mon feu?’
Je me sens vaguement honteuse après avoir lu ceci. Je suis en train de farfouiller à travers les souvenirs privés de quelqu’un, ou ses œuvres de séduction, enfin quelque chose. Je regarde la couverture du livre. Il appartient à ma fille aînée, probablement du temps de ses années d’études. Mais elle l’a acheté d’occasion. Son propriétaire précédent pensait suffisamment de ses livres pour avoir utilisé un tampon afin d’imprimer son nom et ses initiales sur un cachet à la première page du livre. Son prénom n’est pas John. Je suspecte qu’il était le premier acquéreur, pour prendre le temps de tamponner son nom à l’intérieur. Mais évidemment, il n’en était pas le dernier.
Je suis suffisamment curieuse pour taper son nom dans Google. Est-il un photographe, un artiste, un acteur, une star de porno ? Non. Il n’est Persoonne, selon Google.
Je mets les images et les mots dans un sac plastique. La fois suivante où je vois ma fille, je lui demande si ce sont les siennes. Elle est outrée, horrifiée, scandalisée et elle rit hystériquement, tout ça en moins d’une minute. Non. Elle ne les a jamais vues auparavant. Non, la carte en 3x5 cm n’est pas à elle. Ce n’est pas son écriture, et elle n’est jamais sortie avec un « John ». Ce ne sont pas ses jambes sous le bureau non plus.
Alors. C’est un mystère, un petit mystère. Un jour vers la fin des années 70 ou au début des années 80, quelqu’un a découpé des images pornographiques pour son petit ami et d’une façon ou d’une autre elles ont été laissées à l’intérieur du livre de quelqu’un d’autre chez le bouquiniste. C’est une lecture possible des choses.
Je vais pour jeter les images, et puis ne peux pas. Pourquoi ? Parce que ce sont des morceaux de puzzle. Parce qu’elles sont coupées de manière démodée, aussi proprement que sont découpées au cutter les images sorties des magasines cochons. Prises toutes ensembles, elles ont un jour signifié quelque chose pour quelqu’un.
Je teste mon impulsion sur la sympathie de ma fille. « Jette-les », je lui suggère. « Je ne veux pas que les enfants tombent là -dessus quand ils cherchent un exemplaire de « Ce qui se passa sur le pont de Owl Creek »
Elle les prend, les tient dans sa main et à l’air perplexe pendant un moment. « On va juste les jeter ? »
Je laisse la question en suspens, sans dire le ‘Pourquoi pas ? ‘ ou ‘Qu’est ce qu’on en ferait d’autre ?’.
« Parce ce que ça ne semble pas être la chose à faire… »
Mais aucune d’entre nous ne peut dire ce qu’est la chose à faire.
Alors ce soir, dans mon bureau, je les ai mises dans un sac en plastique comme si j’emballais et j’étiquetais un artefact trouvé lors d’une fouille archéologique. Que sont-elles ? Le fantasme de quelqu’un, sa séduction ? Elles représentent peut être l’incarnation papier du désir d’un étudiant. Un message dans une bouteille non intentionnel, qui a surgi tranquillement de sa planque dans une anthologie de nouvelles, où il se trouvait depuis peut-être un quart de siècle.
Où es-tu maintenant, John ? As-tu jamais trouvé le moyen d’éteindre ce feu ? Est-ce que ces morceaux de papiers te réchaufferaient par leurs souvenirs ? Ou est-ce que la fille assise derrière le bureau aurait un mouvement de recul face aux mots qu’elle a écrit ? Est-elle mère maintenant, grand-mère ?
J’ai posé le sac de porno précautionneusement au fond du tiroir de mon bureau.
Je n’irai pas chez le bouquiniste demain pour leur trouver une nouvelle planque. Je ne choisirai pas un gros livre obscur et cher pour les y cacher.
Je ne relâcherai pas ce petit mystère dans le courant pour que quelqu’un d’autre les découvre 25, 30 ou 50 ans après.
Non. Pas moi.
Pas mes images cochonnes.
http://meganlindholm.livejournal.com/?skip=20#entry_871
2 commentaires
:: aucun trackback
Par Lula,
vendredi 24 avril 2009 à 02:14 :: livejournal Robin hobb
:: #60
:: rss
13 Avril 2009 – localisation : gelée dans mon bureau du sous-sol
Vous êtes un écrivain publié ? Vous avez écrit un livre publié avant mai 2009, ou une de vos nouvelles a été incluse dans un tel livre ? Vous avez écrit une introduction, une préface ou autre ‘encart’ dans un livre publié ? Êtes-vous le traducteur d’un livre ? Êtes-vous un petit éditeur, ici aux Etats-Unis ou en dehors ? Êtes-vous l’héritier d’un écrivain qui a écrit des livres publiés avant mai 2009 ?
Alors, vous avez besoin de vous instruire sur Google Book Settlement.
http://www.googlebooksettlement.com/ Parce qu’il vous concerne.
Je ne suis PAS une experte là -dessus. Je trouve mon chemin dans les méandres du Google Book Settlement un pas à la fois. Je ne suis pas là pour vous offrir des conseils sur ce que vous devriez faire, ou sur comment vous devriez le faire. Je suis perturbée par le nombre de personnes parmi mes amis écrivains qui ignorent complètement l’existence du Google Book Settlement. Alors j’essaie de faire passer le mot aux autres écrivains qu’il faut qu’ils se renseignent là -dessus.
Vous pouvez lire sur le sujet ici :
http://www.googlebooksettlement.com/r/view_summary_notice C’est l’avis sommaire en format pdf. Je vous recommande de le télécharger, de le sauvegarder, et de le lire.
Trop fainéant pour lire tout ça ? Je vous mets l’histoire, en gros, ici. Google a scanné plusieurs bibliothèques pleines de livres. Bonne intention : celle de rendre les livres des bibliothèques facilement accessibles au public. Mauvaise conséquence : ils ont scanné des travaux sous copyright aussi bien que les anciens textes, du domaine public, et ceux en rupture de stock. Ils n’ont demandé l’autorisation d’aucun détenteur des droits. La Guilde des Auteurs a entamé une action légale en protestation. Les éditeurs étaient mécontents. Google a offert un règlement à l’amiable, sans passer par un tribunal, sans admettre aucune faute. Le règlement à l’amiable a obtenu un consentement préliminaire.
Pourquoi avez-vous besoin d’être au courant de ça si vous êtes un écrivain ? Parce que le
5 mai 2009 est la date limite pour choisir d’opter contre ce règlement à l’amiable. Si vous n’optez pas ‘contre’, il est alors considéré que vous ‘optez pour’, et que vous acceptez les termes du règlement à l’amiable.
Si vous n’optez pas ‘contre’, vous perdez la possibilité d’attaquer Google en justice pour avoir scanné vos œuvres sous copyright et pour les avoir rendues disponibles.
Ne faites rien, et vous avez ‘opté pour’. Vous ne pouvez pas décider d’attaquer Google plus tard. En nous vous faisant pas entendre, vous acceptez les termes du règlement à l’amiable.
Je sais. Je trouve aussi que ça marche à l’envers. Mais c’est comme ça. Je vais vous laisser un moment pour injurier l’écran, taper du pied, aller sur le site, vous renfrogner en le lisant, faire une crise et revenir. Mais revenez, parce qu’il y a encore des choses que vous devez savoir.
OK. Vous êtes calmés maintenant ? Écoutez. Maintenant il faut aller sur le site du Google Book Settlement
https://www.google.com/a/gbss.google.com/ServiceLogin?service=gbss&continue=http://www.googlebooksettlement.com/r/login%3Fcontinue%3Dhttp://www.googlebooksettlement.com/r/view_claims&hl=en et vous inscrire. Donnez leur vos informations basiques, prenez un nom d’utilisateur et un mot de passe. Ensuite vous devez revendiquer vos œuvres et autres ‘encarts’. ‘Revendiquer’ signifie ici que vous devez faire une recherche sur le site ou produire la liste de tous les livres et nouvelles que vous avez écrits, et que vous les revendiquiez comme vôtres officiellement sur le site. Les ‘encarts’ sont ce que nous appellerions les ‘histoires dans un livre’. Ou une préface, une introduction, une postface, ou tout autre morceau de texte dans un livre. Pas les images, à moins qu’il ne s’agisse d’un livre pour enfants. Auquel cas les illustrations comptent aussi.
Ensuite, après les avoir revendiquées, vous avez jusqu’au 5 mai 2009 pour ‘opter contre’, et garder votre droit d’attaquer Google intact.
Si vous ne faites rien, vous avez ‘opté pour’.
Si vous vous inscrivez, revendiquez vos travaux, et optez officiellement ‘pour’, alors vous pouvez toucher un peu d’argent dans cette histoire. 60$ par livre, et 15$ par nouvelle. Si vous optez pour, vous avez alors jusqu’à janvier 2010 pour revendiquer vos œuvres. Vous ne recevrez ce dédommagement que si Google a déjà scanné vos œuvres sous copyright avant mai 2009. Ça ne veut pas dire que Google va cesser de scanner des livres à partir de cette date. Ça veut seulement dire qu’ils ne paieront que pour les livres qu’ils ont déjà scanné sans permission.
Maintenant, je ne vous ai donné que les bases de l’affaire. Si vous êtes écrivain, je pense qu’il est nécessaire que vous vous renseigniez sur cette histoire et que vous décidiez ce que vous comptez faire. Ici il y a une liste des questions les plus fréquemment posées. Lisez le entièrement et attentivement.
http://www.googlebooksettlement.com/help/bin/answer.py?answer=118704&hl=fr
C’est une affaire trop grosse et trop compliquée pour que je puisse en faire le tour sur une petite page de blog. Mais c’est important. Cela va affecter de nombreuses personnes de ma connaissance.
Alors lisez le règlement à l’amiable. Parlez avec votre éditeur, votre agent, votre association d’écrivains, vos collègues. Optez pour, optez contre, faites ce qui vous semble le mieux pour vous. Soyez conscients que votre éditeur peut également opter pour ou contre. Tenez vous au courant de ce qui est en train de se passer. Ne laissez pas ceci passer vous passer au-dessus, parce que cela vous concerne en tant qu’écrivain.
Mettez vous au courant. Et faites un choix éclairé.
Je ne suis pas qualifiée pour répondre à des questions précises sur le sujet. Je suis juste un écrivain affectée par cette affaire. J’ai moi-même de nombreuses questions, je les ai soumises au site et j’attends les réponses. Je pense que c’est un Gros Truc. Je pense que si vous êtes écrivain, traducteur, éditeur, illustrateur de livres pour enfants, ou l’héritier de l’une de ces personnes, vous devez vous informer sur ce sujet.
Bonne chance.
Robin
http://robin-hobb.livejournal.com/#entry_8885
12 commentaires
:: aucun trackback
Par Lula,
samedi 11 avril 2009 à 14:49 :: livejournal Robin hobb
:: #59
:: rss
6 Avril 2009 – localisation : le bureau du sous-sol – humeur : diligente
Bon, j’ai terminé Dragon Keeper.
Oui, encore. :)
L’objet de cette finition consistait à passer en revue les galères préliminaires à la recherche d’erreurs. Les galères sont des impressions du manuscrit reprenant la mise en page d’un livre. Avec le titre du livre, la tête de chapitre, le numéro de la page, comme il le sera quand il sortira avec sa couverture. C’est la toute dernière opportunité pour l’auteur et l’éditeur de trouver des fautes. Alors, je ne le fais pas à la légère. Je lis minutieusement avec un marque-page, ligne par ligne, mot par mot, personnage par personnage. Et je trouve des erreurs de ma création.
Comme un paragraphe où j’ai changé le nom d’un personnage.
Et un où le sexe du personnage change brièvement.
Et de petites choses, telles que changer un ‘le’ en ‘la’. Vérifier si ‘enjambées’ est bien un mot. Ouaip. C’est un mot. Je ne suis pas sûre pour ouaip, mais enjambées est définitivement un mot.
Alors je me suis installée pendant trois jours, des post-it à la main, et j’ai relu tout le livre, encore une fois. Chaque fois que je trouvais une erreur, je le notais sur un post-it et le collait à la page de manière à ce qu’il dépasse du manuscrit. Dans ‘l’ancien temps’, j’aurais écrit proprement les corrections dans la marge et l’aurait renvoyé, par avion express, à l’éditeur. Maintenant je m’assois et je compose un email qui recense tout les changements ainsi :
Page 15, ligne 27 Changer dragon en dragons
J’avais quatre pages de corrections séparées par des lignes de cette manière. Et même alors que je les envoie, je sais que, comme toujours, il y aura des petites erreurs qui échapperont à mon éditeur et moi-même. C’est juste comme ça. L’œil voit ce qu’il s’attend à trouver sur la page, et j’ai lu ce livre tellement de fois maintenant que j’en ai carrément mémorisé des passages entiers.
Un mot à ceux auxquels ces choses importent. Je pense que j’ai utilisé le mot ‘écervelé’ trop souvent. Faites moi savoir ce que vous en pensez quand vous le lirez.
À minuit hier soir, j’ai envoyé mon email de corrections, et je me suis dit, encore une fois, « hé bien, c’est terminé, alors ».
Mais avec l’écriture, ce n’est jamais terminé. Le procédé de la finition de ce livre est toujours chevauché par le commencement du prochain et la fin de la finition du précédent. Il y a toujours du travail d’écriture à faire.
Aujourd’hui, tôt le matin, j’ai envoyé la même liste de corrections à l’éditeur néerlandais, afin que lui et les deux traducteurs puissent rattraper les erreurs que je leur ai transmis.
Ce soir, je m’immerge à nouveau dans le volume deux de Chronicles, intitulé Dragon Haven. (Le refuge des dragons, ndlt)
Demain, à dix heures, je vais remonter dans le temps et dans un livre antérieur, en m’entretenant avec Recorded Book sur les prononciations correctes des noms et des mots particuliers dans Renegade’s Magic (Le soldat Chamane, ndlt) pour le livre audio.
Collée au mur, il y a un mot de Gardner, me rappelant que bien que la deadline pour cette histoire soit en Octobre, il espère réellement que tous les auteurs auront terminé des mois avant.
Un autre pense-bête me dit que je serai au ConestogaCon très bientôt. Est-ce que je ne devrais pas commencer à penser à me faire couper les cheveux, et à trouver une paire de jeans propres à mettre dans ma valise ?
Et jonchant l’emploi du temps ordonné d’un écrivain, épais comme les feuilles tombées autour des arbres d’une forêt, il y a les bouts de ma vie réelle. Pâques. Spring Break. Envoyer telle fille aux Nationales à Atlanta avec son équipe F.I.R.S.T.. Trouver une robe de première communion et un cadeau pour telle petite-fille. Désherber le fraisier. Faire tourner quatre lessives. Couper les tuteurs morts du framboisier et attacher ceux de cette année. Visiter mon fils dans sa maison et monter dans son gros prunier ancien pour lui montrer quelles branches je couperais si je l’élaguais. Puis couper ces branches. Prendre rendez-vous avec le comptable pour régler enfin cette histoire. Comparer le chéquier avec les relevés de banque. Jouer aux Legos avec mon petit-fils.
D’une manière ou d’une autre, tout tient ensemble. Et je ne voudrais l’échanger pour aucune autre vie.
Robin
http://robin-hobb.livejournal.com/#entry_8501
2 commentaires
:: aucun trackback
Par Lula,
samedi 11 avril 2009 à 14:46 :: livejournal Robin hobb
:: #58
:: rss
27 Mars 2009 – localisation : Je serai au Key Arena – Humeur : gonflée à bloc
Des robots qui se bombardent avec des Rochers Lunaires
On ne fait tout simplement rien de mieux !
L’équipe 360, sponsorisée par Boeing, la fondation Fikret Yuksel, Robin Hobb, Trillian Dental, et Parents of Bellarmine Robotic et Bellarmine Prep va faire bouger le Key Arena de Seattle ce week-end lors de la F.I.R.S.T. Compétition de Robots régionale de Microsoft à Seattle. Bien sûr, 63 autres équipes de lycées seront également présentes, mais c’est celle-ci que je regarderai.
F.I.R.S.T., pour ceux qui ne connaissent pas cet organisme, signifie For (pour) l’Inspiration et la Reconnaissance de la Science et de la Technologie. Il a été fondé par Dean Kamen, l’inventeur de Segway. Sa mission est de donner envie aux jeunes de pénétrer sur le terrain de la science et de la technologie en créant des programmes excitants qui génèrent de l’amusement et de l’innovation pendant que les étudiants acquièrent de l’expérience concernant la science, l’ingénierie et la technologie.
Les robots de compétition n’en sont qu’une partie, bien sûr, mais ils créent un spectacle merveilleux chaque année lorsque on donne à chaque équipe un kit de pièces de base et un défi à relever. Le défi de cette année inclut des robots pouvant peser jusqu’à 55 kg chacun et qui doivent être manœuvrés sur une surface recréant un peu les conditions de faible gravité de la Lune, tout en essayant de tirer des ‘Rochers Lunaires’ sur la remorque du robot rival. Certains rochers peuvent être lancé par des membres de l’équipe, mais sept rochers sont donnés au robot.
http://ahsrobotics.us/first/lunacy.html donne de bien meilleures explications et illustrations que je ne le puis ici.
Un des attributs les plus uniques des compétitions F.I.R.S.T. est que les équipes sont encouragées à former des alliances et à travailler ensemble, autant sur le terrain qu’après. Non seulement cela rend le concours plus intéressant, mais cela donne à des gamins branchés technologie l’opportunité d’interagir dans une arène avec d’autres personnes qui reconnaissent que l’ingénierie et la technologie peuvent être amusantes.
Le programme F.I.R.S.T. comporte de nombreux niveaux, dont la ligue Lego F.I.R.S.T., un programme adéquat pour les enfants dès 9 ans, et la ligue Lego F.I.R.S.T. junior qui s’adresse aux enfants dès 6 ans.
Si vous êtes dans la région de Seattle, passez faire un tour au Key Arena pour voir un peu de l’action. Vous ne le regretterez pas.
http://robin-hobb.livejournal.com/#entry_8382
2 commentaires
:: aucun trackback
Par Lula,
samedi 11 avril 2009 à 14:43 :: livejournal Robin hobb
:: #57
:: rss
24 Mars 2009 – localisation : les doigts transis jusqu’aux os dans le sous-sol – Humeur : froide !
Aloors, si vous voulez un exemplaire de cette anthologie de Subterranean Press, vous feriez mieux d’en commander une rapidement !
http://www.amazon.com/Fantasy-Medley-Kelley-Armstrong/dp/159606224X/ref=sr_11_1?ie=UTF8&qid=1237917777&sr=11-1
C’est le lien sur Amazon. Je sais qu’il y est dit que le livre n’est pas disponible pour le moment, mais on dirait que les réservations vont consumer toute la production.
En plus de mon histoire, « Words like Coins », qui tient place dans l’univers des Loinvoyant, vous trouverez « River of Death » de Kate Elliott, « Zen and the Art of Vampirism » de Kelley Armstrong et « From Russia With Love » de C.E. Murphy.
Subterranean Press a sorti de jolis livres reliés, et j’ai été très contente de faire partie de ce projet.
Robin
http://robin-hobb.livejournal.com/#entry_7986
2 commentaires
:: aucun trackback
Par Lula,
jeudi 9 avril 2009 à 00:27 :: livejournal Robin hobb
:: #56
:: rss
22 Mars 2009 – localisation : dans le bureau du sous-sol – humeur :) satisfaite
Demain. :)
Aujourd’hui je fais un rangement général, rien de bien ardu. Je suis encore en train d’essayer de me souvenir comment passer un jour de repos.
Demain je plonge tête la première dans les révisions pour le volume deux de Dragon Keeper. Nous nous creusons toujours la tête pour savoir comment les titres seront décidés.
Il faut à nouveau que je présente l’histoire et les personnages, mais brièvement, d’une manière qui replonge directement dans l’histoire et fait avancer l’intrigue à la fois. Alors ça veut dire une vraiment belle restructuration de ce qui était le chapitre 17 pour en faire un premier chapitre opérationnel.
J’ai encore aussi à écrire tous les « passages d’oiseaux », les passages entre les chapitres qui sont là pour aider les lecteurs à se souvenir qu’il existe un monde plus vaste que celui dont mes personnages font l’expérience, et pour les aider à garder le fil sur le déroulement du temps.
Et en même temps, à mesure que je repasse à travers les chapitres, mot à mot, je suis en train de chercher des passages à modifier, des moyens pour resserrer le tout, le rendre plus futé, plus excitant, plus clair, rendre les personnages plus intéressants, l’histoire plus convaincante, et au bout du compte, de lui donner un dénouement satisfaisant.
Mais ça, c’est demain.
Robin
http://robin-hobb.livejournal.com/#entry_7752
2 commentaires
:: aucun trackback
Par Lula,
jeudi 9 avril 2009 à 00:22 :: livejournal Robin hobb
:: #54
:: rss
12 Mars 2009
J’ai dormi de 23h30 à 6h15 ce matin. Presque 7 heures ! Et maintenant je me sens à nouveau presque humaine.
Cette phrase n’a de sens que si vous savez que toute cette semaine, j’étais au pas de course, au son de «il faut qu’il soit présentable pour la production d’ici jeudi ». La course toute personnelle de la fée maléfique du formatage interrompait la mienne, et jetait régulièrement mon éditeur et moi-même au sol. Elle faisait des choses adorables, telles que prendre de la prose parfaitement présentée et en détruire brutalement toute la ponctuation anglaise, mais en gardant l’orthographe, tout en renvoyant le texte dans un de mes fichiers antérieurs.
Comment ça se fait, je n’en sais rien. Par intermittence, une ligne noire en pointillés s’insérait dans le manuscrit. Elle ne pouvait être effacée, et il n’était possible de la vaincre qu’en coupant les lignes d’écriture autour, et en les retapant ensuite. Le copier-coller la faisait juste revenir. Et puis, deux pages plus loin, la ligne noire en pointillés revenait brusquement, en gloussant et en reniflant.
À la fin, nous nous sommes résolus à ce que je tape mes modifications séparément, du genre,
Page 45, ligne 27.
Il a vécu avec eux pendant cinq ans, pas trois. Enlever trois, mettre cinq.
Pas si terrible. Mais imaginez pour des paragraphes entiers parfois. Pendant 593 pages. EN travaillant en liaison avec un éditeur dont la vie est décalée de 8 heures par rapport à la mienne.
Au milieu de ce processus, pour des raisons qu’il vaut mieux que nous gardions pour nous, nous avons décidé d’implanter un fil d’intrigue supplémentaire. Sur des pigeons. Et, oui, la transplantation d’organe était réussie, le sang s’est immédiatement mis à circuler à travers les nouveaux personnages, et le roman a accepté cette intrigue comme une partie naturelle de son anatomie.
Donc, la semaine passée a été un marathon de corrections. Aujourd’hui, dans un trou de presque silence qui suit les dernières rafales d’échanges de ce matin, je jette un œil alentour sur mon bureau dévasté et ma maison négligée.
Qui a laissé des tasses de café sales de partout ? Pourquoi y a –t-il de réels monticules de poils de chien dans les coins de chaque pièce ? Le tas de linge sale donne l’impression que je tiens un orphelinat pour les vêtements du quartier qui auraient besoin d’un lavage. L’évier de la salle de bain pourrait sortir tout droit d’une station d’autoroute. Berk, berk et berk.
Alors, bien sûr j’ai immédiatement réalisé que ce que je devais surtout faire, c’était venir updater mes nombreux et divers blogs.
Et me voilà .
Robin.
http://robin-hobb.livejournal.com/#entry_7670
2 commentaires
:: aucun trackback
Par Lula,
jeudi 9 avril 2009 à 00:17 :: livejournal Robin hobb
:: #53
:: rss
5 Mars 2009 – localisation : au sous-sol, les doigts froids – humeur : créative – musique : Nick Drake, Harvest Breed
http://www.suduvu.com/
Il s’agit d’une promotion de Random House. Ils offrent les premiers tomes de livres en séries. Donc Assassin’s apprentice est disponible en téléchargement gratuit, ainsi que de nombreux autres livres super.
Si les e-books vous plaisent, allez y faire un tour et ajoutez une nouveauté à votre bibliothèque !
C’est un bon site à mettre dans ses favoris, car ils font de nombreuses opérations promotionnelles sympas.
Robin
http://robin-hobb.livejournal.com/#entry_7392
2 commentaires
:: aucun trackback
Par Lula,
dimanche 5 avril 2009 à 19:05 :: livejournal Robin hobb
:: #52
:: rss
20 Février 2009 – localisation : de retour dans le sous-sol – musique : Leonard Cohen, Hey, That’s No Way To Say Goodbye
Voilà où ça en est, non sans hésitations. Et tout n’est pas encore réglé. Actuellement je suis très reconnaissante envers mes patients éditeurs en souffrance.
Le manuscrit final faisait un peu plus de 1000 pages. Aussi, j’ai le regret d’annoncer que ce livre devra être coupé en deux volumes. Je me sens vraiment mal, parce que j’avais dit aux lecteurs que ce serait un livre en un seul volume. L’histoire a tout simplement échappé à mon contrôle.
Pour le moment, les deux volumes seraient publiés à moins d’un an d’intervalle.
Je n’ai pas énormément de détails à partager maintenant, mais je me suis dit que je vous devais une update !
Actuellement, les premières 500 pages sont en train d’être sérieusement remaniées, tout en gardant un œil concentré à fournir une fin un tant soit peu satisfaisante à la première moitié du livre.
Merci de votre patience.
http://robin-hobb.livejournal.com/#entry_7074
2 commentaires
:: aucun trackback
Par Lula,
dimanche 5 avril 2009 à 19:02 :: livejournal Robin hobb
:: #51
:: rss
15 Février 2009
« Et les bouteilles d’inspiration à demi vides comme des fantômes dans ma chambre… »
Jolie phrase. Merci Blue Rodeo.
http://robin-hobb.livejournal.com/#entry_6776
un commentaire
:: aucun trackback
Par Lula,
dimanche 5 avril 2009 à 19:01 :: livejournal Robin hobb
:: #50
:: rss
18 Janvier 2009
C'est un sentiment tellement horrible. J’étais certaine de finir en novembre, et de passer une saison des fêtes relax, suivie d’un plongeon dans la nouvelle collection de nouvelles ce mois-ci.
Au lieu de ça, voilà où j’en suis. Tout juste dépassé la page 920. Je croyais approcher de la fin vers la page 700. Est-ce que ces personnages pourraient régler leurs problèmes et me laisser prendre un jour de repos, s’il vous plait ?
Ce mois passé a été rempli d’une profusion d’incidents malchanceux. D’abord, il y a eu le virus informatique vraiment vicieux qui a carrément valsé par-dessus mon Norton. Heureusement, j’ai fait l’expérience de ce genre de désastre auparavant (Hm. Cette phrase doit-elle vraiment commencer par ‘heureusement’?), et depuis je suis à la fois fanatique et paranoïaque en ce qui concerne la sauvegarde de mon travail. Alors j’ai pris mon disque de sauvegarde et me suis installée sur le dinosaure qui sert d’ordinateur aux enfants et j’ai continué à travailler pendant que le mien était chez le réparateur. Malheureusement, le graveur de cd sur cet ordi a des problèmes. Et il est trop vieux pour comprendre ce qu’est un thumbdrive. Je me suis alors embarquée dans toutes sortes de galères pour sauvegarder mes nouvelles pages et pour parvenir à les transférer sur mon ordinateur réparé.
Peu de temps après, mon disque dur externe a commencé à cliqueter comme une horloge. Pas un bon bruit. Ok, on retourne chez le réparateur.
Puis le chauffage du sous-sol a cessé de fonctionner. Oh, ALLEZ ! Il fait vraiment frisquet dans mon bureau au sous-sol quand la cheminée au gaz ne veut pas se lancer. Et la Pi s’est très bruyamment plainte de devoir m’aider à écrire ici dans de pareilles adversités. C’est une vieille madame chat à 17 ans, et elle estime qu’un foyer chaud est son droit.
À un moment, dans un accès de frustration, je suis sortie jardiner un peu dans l’espoir d’opérer un réajustement dans mon attitude. Je savais qu’il devait bien y avoir quelque chose qui tourne rond dans ma vie. Malheureusement, tout ce que j’ai réussi à trouver c’est, « Hé bien, au moins les crottes de chien gelées sont plus faciles à ramasser quand on nettoie le jardin dans le froid. » Pas exactement quelque chose que je compte rajouter à ma liste de choses pour lesquelles je suis reconnaissante, mais c’est toujours ça.
Eh bien, quoi d’autre à faire, sinon continuer à taper sur le clavier.
Donc, me voilà , la deadline dépassée de 19 jours, en train d’écrire. La cheminée est réparée- - en fait, j’ai découvert un moyen de contourner le problème. Et le disque dur externe est de retour, en train de ronronner paisiblement sur le coin de mon bureau. Mon nouvel antivirus Panda à l’air de tenir les saletés à distance de mon ordinateur.
La vie continue.
Et la page 921 me fait signe.
Robin
http://robin-hobb.livejournal.com/#entry_6427
un commentaire
:: aucun trackback
Par Lula,
dimanche 5 avril 2009 à 18:59 :: livejournal Robin hobb
:: #49
:: rss
19 Décembre 2008 – localisation : le terrain de jeu magique et souterrain
En fait, c’était plutôt une bonne journée. Après que j’ai utilisé tout mon sel de table pour enlever la glace de mes escaliers. Et, oh, mince, je viens de me rappeler que j’ai oublié d’acheter des boîtes pour chien aujourd’hui. Mais c’était quand même une assez bonne journée. J’ai emmené mes petites-filles à Christmas shop (boutique qui vend des articles liés à Noël, ndlt), au centre commercial, parce que nous étions tous essentiellement restés à la maison ces trois derniers jours. Elles se sont bien comportées, et nous avons passé un bon moment. Du shopping à Old Navy. Le déjeuner à la cafétéria et s’amuser avec les jouets pour enfants. Ce ne fut pas une journée productive du tout en matière d’écriture, mais il y a des jours où il faut juste faire une pause et admettre que l’écriture, ce n’est pas tout dans la vie.
Mais même dans une bonne journée, il y a des petites choses qui me font me dire, « Hm. Est-ce que ça dérange tout le monde, ou ce n’est que moi? Si ça dérangeait tout le monde, certainement les personnes en charge des réparations s’en occuperaient. » Alors. Juste pour info. Est-ce que quelqu’un d’autre est irrité par ces petites choses ?
Les garçons, vous pouvez sauter la première. Elle ne s’applique pas à vous.
Vous voyez ces toilettes magiques à la chasse automatique dans les centres commerciaux ? Pourquoi est-ce qu’ils ne fabriquent pas un modèle qui n’éclabousserait pas la lunette de gouttelettes d’eau lorsque la chasse se déclenche ? Les petites filles voient ça et disent « Quelqu’un a amené un petit garçon ici et il a fait pipi sur la lunette.» Et alors, l’inspection des toilettes peut prendre un certain temps avant d’en trouver un qu’elles voudront bien utiliser. Quand je pense à quoi sert ma lumière… (phrase originale : when i consider how my light is spent, titre d’un poème de John Milton ^^, ndlt)
Les pommes de terre vertes. J’achète des sacs qui ont l’air de belles pommes de terre brunes. Mais quand je les mets dans l’évier, environ 80% d’entre elles virent au vert à mesure que je les nettoie. Cela m’amène à me demander si les vendeurs de pommes de terre ont une poussière marron spéciale qu’ils mettent sur les pommes de terre pour les colorer. Vous savez comment les pommes de terre verdissent ? L’exposition à la lumière. Si vous faites pousser des pommes de terre, celles enterrées très profondément sont de la bonne couleur. Celles qui poussent trop près de la surface et qui dépassent des monticules de terre verdissent. Si elles sont entreposées à la lumière, elles verdissent aussi. Parce qu’elles essaient d’effectuer leur photosynthèse, produisant ainsi de la solanine. Ce qui, mes amis, est toxique. (Vous savez que les pommes de terre et les tomates font partie de la famille des solanacées, n’est-ce pas? Comme la belladone, et la datura?) Quoi qu’il en soit, cette peau verte n’est pas bonne pour vous. Épluchez-la. Un jour, dans un excès de zèle, je découvrirai pourquoi tant de pommes de terre dans les épiceries américaines sont vertes. Et ensuite je le posterai ici.
Les pommes farineuses. Encore une fois, c’est quoi cette histoire ? Je veux dire, je vis dans l’état de Washington, pour l’amour du ciel. En Octobre, il y a tellement de pommes qui poussent de partout que même les oiseaux en sont malades. Et ce sont des pommes délicieuses! Mais nous voilà , à peine en décembre, et j’ai acheté ce qui me semblait être de très bonnes Galas. Et chacune d’entre elles a ce côté « Peut-être qu’il l’ont congelée », l’intérieur marron. Et la texture est affreuse. Ick.
La colle qui sèche dans le tube. Quelqu’un dans le monde a-t-il déjà utilisé un tube de super glu plus d’une fois? J’en ouvre un, je perce le trou sur le haut, je m’en sers et le referme avec précaution. La fois suivante, quand j’en ai besoin, non, rien à faire. Il est tout séché, comme un petit caillou. Peut-être que c’est pour ça que les tubes sont si petits. Ils savent que vous ne pouvez l’ouvrir qu’une fois.
OK, assez de jérémiades. Aucune de ces choses ne m’a tuée aujourd’hui, alors je suppose que je suis plus forte maintenant. Je devrais terminer ceci sur une note positive.
J’ai acheté du très bon réglisse chez les Tacoma Boys (chaîne d’épiceries américaine, ndlt) il y a quelques jours. Ils avaient ma friandise au gingembre difficile à mâcher, aussi.
Le dégivreur de la vitre arrière de mon van marche mieux que tous les dégivreurs que j’ai jamais eus.
La nouvelle cheminée au gaz de l’étage principal chauffe en fait presque la chambre de Ru. Elle en est presque reconnaissante.
J’ai trouvé du papier cadeau vraiment bien à Big Lots. (chaîne de magasins d’ameublement, ndlt)
Le marathon de fournées de cookies se poursuit à grande vitesse, et tout se passe bien.
Robin
http://robin-hobb.livejournal.com/#entry_6318
un commentaire
:: aucun trackback
Par Lula,
mercredi 1 avril 2009 à 01:21 :: livejournal Robin hobb
:: #48
:: rss
7 Décembre 2008 – localisation : les Donjons du royaume des souffre-douleur – musique : pas de musique :(
Il y a des jours où le fait d’être un écrivain est vraiment excitant.
Et puis il y a des jours plus durs.
Aujourd’hui j’ai travaillé dur. J’ai galéré pour avoir 1500 mots. Hier j’ai fait 2200 mots. Bon, 1500 mots c’est mieux que 1000 mots, mais ce n’est pas une journée excellente.
Ma main me fait mal. Et moi qui voulais faire du pain d’épice ou des cookies ou aller me promener. Je voulais faire des choses en rapport à Noël. Mais la deadline se rapproche, et je pensais vraiment que j’aurais déjà terminé, alors je me force à m’asseoir derrière mon bureau et à écrire les mots.
L’histoire avance et elle va dans la bonne direction. Mais aujourd’hui elle me paraissait l’histoire la plus barbante que quelqu’un ai jamais pu imaginer. Je savais exactement ce qui allait se passer ensuite, et au fur et à mesure que je tapais, évidemment, cela se passait.
Quand ce sera devenu un livre, peut-être que quelqu’un d’autre le lira et sera stupéfait, ou au moins diverti. Mais aujourd’hui c’était une affaire de monter les phrases, une touche de clavier à la fois. Déplacer les personnages comme si c’était une partie d’échecs. Resserrer la tension ici, résoudre un petit problème là . Lettre par lettre, mot par mot. Pendant 1519 mots.
Mais ça fait partie de la vie d’écrivain. Même si c’était difficile aujourd’hui, je n’échangerai cette vie pour rien au monde.
http://robin-hobb.livejournal.com/#entry_6139
un commentaire
:: aucun trackback
Par Lula,
mercredi 1 avril 2009 à 01:19 :: livejournal Robin hobb
:: #47
:: rss
6 Décembre 2008
Peut-être que vous n’avez pas entendu parler de Vera Nazarian. Elle est la fondatrice de Norilana Books, une petite maison d’édition qui a aidé de nombreux écrivains. Cela vaudrait déjà la peine d’aider Vera si la seule chose qu’elle souhaitait était de maintenir Norilana Books à flots.
http://community.livejournal.com/helpvera/751.html
Ce lien vous amène vers un compte rendu détaillé de tout ce qui lui est arrivé, et de tout ce qu’elle a accompli malgré ces obstacles. Voici un résumé sommaire de ce site :
« Vera Nazarian de Norilana Books risque la saisie de ses biens suite à une série d’événements infortunés (un procès frauduleux, la maladie de sa mère, la mort de son père et les intérêts de son hypothèque). Nous espérons réunir 11.229.72 $ pour aider Vera à conserver sa maison. »
Maintenant, vous pouvez juste envoyer quelques dollars directement là -bas et ça sera déjà une aide appréciée. Mais il existe d’autres moyens simples d’aider aussi. Vous pouvez aller sur le site de Norilana Books http://www.norilana.com/ et faire vos courses de Noël. Ou vos courses d’hiver, ou de n’importe quelle fête que vous célébrez. Achetez-en un pour vous ! Vous méritez un bon livre, pas vrai ?
Mais si sur ce site rien ne semble correspondre à la liste scolaire de votre enfant, utilisez le portail Amazon présent sur le site pour les acheter sur Amazon. La plupart d’entre vous savent sûrement déjà qu’Amazon reverse une petite commission aux sites qui servent de portail d’entrée. Ça ne vous coûte rien, mais ça aide un peu Vera.
À plusieurs tout est possible. Contribuez à sauver une maison, s’il vous plait.
Robin Hobb
http://robin-hobb.livejournal.com/#entry_5713
un commentaire
:: aucun trackback
Par Lula,
mercredi 1 avril 2009 à 01:17 :: livejournal Robin hobb
:: #46
:: rss
Lundi 10 novembre 2008
Et bien, par où commencer ? J’ai un millier de chose à faire partager, et des souvenirs qui resteront avec moi toute ma vie.
Je suis descendue de l’avion à l’aéroport de Nantes, où je fus enchantée de découvrir que j’allais partager un taxi avec John Hemry et Jack Campbell (http://www.sff.net/people/john-g-hemry/). Pour sa part, il avait l’impression de partager un taxi avec Megan Lindholm et Robin Hobb. Assez étonnamment, nous avons tous tenu confortablement sur la banquette arrière du taxi. John et moi avons échangé des emails avant les Utopiales, alors c’était un plaisir de se rencontrer en personne, même si nous étions tous les deux un peu fatigués.
Nous sommes arrivés aux Utopiales, à la Cité Internationale des Congrès de Nantes. Notre hôtel était sur place, ce qui était très commode. Nous n’avions que quelques heures pour faire la sieste, nous changer et être prêts pour les cérémonies d’ouverture, alors nous nous sommes chacun dirigés vers notre chambre pour nous y atteler. L’endroit pour le rassemblement était, je crois, le meilleur que j’ai eu l’occasion de voir. Non seulement des robots géants faisaient des coucous amicaux quand je suis entrée, mais il y avait plein d’espace pour le spectacle. De manière intéressante, chaque œuvre d’art était attachée à une citation courte tirée des carnets d’idées de H.P. Lovecraft. La gamme d’interprétations était stupéfiante. J’ai rapidement trouvé un groupe de rôlistes qui s’étaient installés avec leurs objets artisanaux et des informations très complètes sur la manière de les fabriquer. J’avais prévu de retourner voir ce stand, mais malheureusement je n’en ai pas eu le temps. Il y avait des expositions de téléphones immobiles et vraiment inattendus, appelés les Importables. Il y avait des robots et toutes sortes d’arts très actifs. Il y avait une allée d’artistes, quelques vendeurs d’objets en lien avec la SF/Fantasy, et à l’étage, une place généreuse était accordée aux livres et aux dédicaces. Sans mentionner le grand espace central qui accueillait les rassemblements et les conférences, et un beau cinéma pour les films. Cet endroit avait tout ce dont on pouvait rêver.
Pour moi, le point fort de la première nuit fut de regarder un bras mécanique robotisé mener un orchestre à travers plusieurs compositions. Je me suis assise, j’ai regardé et j’ai laissé mon esprit dériver sur la musique, tout en me demandant combien d’humanité un chef d’orchestre apportait à une performance par sa présence. Et si c’était un humain qui avait mené des robots musiciens ? Est-ce qu’il est possible de jouer un morceau avec une perfection robotique absolue ? La musique perd-t-elle quelque chose quand elle est interprétée exactement comme son compositeur l’a écrite, ou est-ce que ça la ramène à son essence ? Beaucoup de questions, et pas de réponses rapides et compliquées.
Les questions sont une bonne chose, je pense. Toutes les histoires commencent avec un ‘Et si’ pour moi.
Au cours des derniers jours, j’ai rencontré des douzaines de vieux amis et des centaines de nouveaux amis potentiels. Je me suis bien entendue avec l’équipe de Soleil, et bien que mon temps avec Laurent Sieurac (http://www.lambiek.net/artists/s/sieurac_laurent.htm) et Jean-Charles Gaudin était limité, c’était un réel plaisir de les rencontrer en personne. J’étais très contente du succès de la nouvelle histoire illustrée, L’assassin Royal aux Utopiales. (http://www.soleilprod.com/?page=Catalogue.Serie&id=548)
De nombreux amis rencontrés aux Imaginales étaient présents. J’ai passé un bon moment avec Arnaud Moustier-Lompré, mon traducteur pour la série de L’Assassin Royal, et nous nous sommes débrouillés pour partager un repas ou deux et quelques conversations tranquilles. En parlant de repas, le restaurant sur place a fait un travail remarquable pour ce qui est de nous nourrir. On donnait aux invités des coupons de bons pour des repas, mais chaque repas ressemblait plutôt à un festin. La nourriture était délicieuse et en grande quantité, et être en bonne compagnie rendait le tout encore plus agréable.
En plus de m’immerger dans la Science-fiction et la Fantasy la plus grande partie de la semaine, j’ai aussi pu sortir et me promener dans Nantes, surtout grâce à l’offre de Annaig Houesnard de me conduire. Pendant des semaines, nous avions discuté par emails du Grand Eléphant de Nantes sur l’Ile Nantes. (http://www.lesmachines-nantes.fr/elephant.html) C’est une créature qui défie mon pouvoir de description. Je vous recommande de chercher des films de lui en mouvement sur YouTube.
L’éléphant est énorme, d’avantage un Oliphant qu’un éléphant. Élégamment sculpté dans du bois, comme du bois assemblé lissé et courbé. l’emplacement choisi pour le construire et le faire marcher est un vieux chantier naval. Je me demande si je vais voir des constructeurs de bateaux au travail. Non seulement l’éléphant peut se promener triomphalement avec une trentaine de passagers, mais il peut barrir, cracher de l’eau avec sa trompe, rabattre ses oreilles, ouvrir et fermer les yeux, et même uriner ! Notre expédition pour aller le voir comprenait Ellen Kushner et Delia Sherman. Greg et Astrid Bear nous ont rejoint sur place. Si j’ai un peu de temps ce soir, je posterai les photographies sur mon site.
Même si l’éléphant était la seule chose que j’avais découverte là bas, je serai encore totalement remuée. Mais en plus de l’éléphant, il y avait les prototypes des créatures pour un manège merveilleux, qui sera peuplé de créatures articulées et finement taillées digne d’un roman de Jules Verne. Les participants de cette future attraction monteront dans les créatures et les feront carrément marcher. Une partie de la visite a été dédiée à nous faire une démonstration des animaux. Et ensuite ils ont demandé des volontaires !
Évidemment, j’ai réussi à obtenir une place à l’intérieur du poisson lanterne. J’ai pédalé pour activer ses hélices, tout en déplaçant des leviers pour faire bouger ses nageoires. Il y avait trois autres passagers qui m’aidaient à le faire marcher avec beaucoup d’efficacité. J’ai regretté que le tour se finisse. Le seul moment qui a surpassé celui là fut de voir Greg Bear faire marcher le crabe mécanique géant. Je sais maintenant exactement à quoi Greg ressemblait quand il avait dix ans. Ce sourire extasié ne vieillit pas comme le reste de nous-mêmes. Je le sais parce que j’avais le même sur la figure.
Cette exposition sera complète en 2015. Est-ce que je reviendrai avec mes enfants et petits-enfants ? Bien sûr que oui !
Mes autres plaisirs dans la ville de Nantes ont été une visite de la cathédrale de St Pierre et St Paul, et une balade le long du chemin de sentinelle du château des ducs de Bretagne. J’ai également eu l’opportunité de goûter à la spécialité locale, les galettes. (J’espère l’avoir épelé correctement.) C’était incroyablement bon, un peu comme des crêpes à la farine de sarrasin, avec une garniture savoureuse. Je sais que je peux ma procurer de la farine de sarrasin chez moi. Maintenant il faut que je trouve une recette authentique pour les refaire à la maison !
J’ai donné un grand nombre d’interviews à la conférence. L’Autre Monde a mis l’une d’entre elles en ligne sur leur site (http://lautremonde.radio.free.fr/interview.php?id=251 ) Vous ne saviez pas que je parlais un français si fluide, hein ? Il s’agit, bien sûr, d’une traduction. :)
J’ai pris beaucoup de plaisir au cours d’un repas avec 26 lecteurs, la plupart des Rivages Maudits, le dimanche. Laurent et Jean-Claude étaient présents, et nous avons eu un tout petit peu de temps pour parler. Mais, malgré un repas délicieux dans un décor agréable, c’était un peu frustrant pour moi. Je veux vraiment rencontrer des gens et discuter avec eux, et la taille et la forme des tables semble toujours s’y opposer.
Plutôt que renoncer à l’idée d’organiser des repas avec des lecteurs, je pense qu’il faudra mettre en place plusieurs repas, et demander à ce qu’il n’y ait pas plus de 6 ou 8 personnes à la fois. De nombreux, nombreux mercis à Idril des Rivages Maudits pour avoir arrangé ce déjeuner. Sans son aide, je n’aurais pu rencontrer aucun d’entre eux ! Alors, mieux valait trop que pas assez, et la prochaine fois, nous ferons encore mieux !
Je n’ai fait que raser la surface de tout ce qui m’a plu ici. Je n’ai même pas parlé de la musique, ou des costumes de cosplay. Je n’ai pas mentionné le karaoké d’animation du tout! Ou toutes les conversations géniales avec de vieux amis, et des tout récents. Je pense que je devrais me contenter de recommander ce festival de tout cœur aux lecteurs et aux écrivains, et de féliciter Pierre Bordage, tous les membres du comité et certains bénévoles vraiment spéciaux qui ont crée les Utopiales cette année. Je ferai une note de remerciements spéciaux à Antoine qui est souvent apparu juste à temps pour me diriger là où j’étais supposée être!
Enfin. Quelle merveilleuse semaine et quelle bonne pause avant de rentrer à la maison et de donner l’effort final pour mon livre. C’est le retour au travail pour moi, mais avec des souvenirs fantastiques. Et bien trop de chocolat !
http://robin-hobb.livejournal.com/#entry_5330
un commentaire
:: aucun trackback