La marche de la Humane Society(1)
Par Idril Calafalas, mercredi 11 juillet 2007 à 10:18 :: Animaux :: #17 :: rss
Appel à sponsors pour une marche organisée par une Humane Society pour collecter des fonds.
« Tu peux trouver ci-dessus le lien vers la page contenant toutes les informations concernant la sponsorisation de notre marche pour les animaux de compagnie. Nous essayons de récolter quelques fonds pour la Humane Society en traversant Cura avec cette marche pour les animaux domestiques. Tu peux te rendre sur ma page en sélectionnant « Sea Coast » sous « Teams » et en cliquant sur mon nom. Merci d’avance pour la donation que tu fais au profit de cette grande cause.
Giles et les enfants. »
Mon fils, ses deux petites filles et mon « petit-chien » (oui, un tel mot existe) participent à une marche pour la Humane Society organisée par son travail. Je lui ai promis que je le sponsoriserais et que je ferais passer le mot.
Et maintenant voici la triste histoire du jour à propos duquel j’ai évité de poster jusqu’à présent. Et je ne répondrai probablement pas aux commentaires. Ca a été une rude journée.
Il y a à peu près quatorze ans, quand Giles n’était encore qu’un gamin à vélo, il est revenu à la maison avec deux chatons. Je ne vois toujours pas comment il a pu rentrer à vélo en tenant les deux chatons. Mais il est entré dans la maison et a dit : « Je n’arrive pas à le croire ! Quelqu’un a abandonné sur le bord de la route deux chats parfaitement bien rayés ! » A l’époque nous vivions dans une région plutôt rurale, deux petits chatons tout juste sevrés ne pouvaient pas s’être glissé en dehors de la maison de quelqu’un d’autre. Ils avaient été abandonnés.
Alors, avant même que je puisse arguer que nous avions déjà deux chats, il les a tendus à sa sœur qui n’était encore qu’un bébé. Et elle les a immédiatement appelés « Mes Baby Stripies » (2). Dans le livre qui lui est consacré il est fait mention de ses rayurés dans la dédicace.
Les deux petits chatons furent adoptés par notre matou siamois qui n’avait lui-même qu’un an. Il avait un panier, un panier assez petit, dans lequel il adorait dormir et il laissait les chatons l’y rejoindre. Sam était et est toujours un chat plutôt petit, mais ces deux chatons ont tout de suite commencé à grossir. Une fois, j’ai regardé dedans et tout ce que j’ai pu voir c’étaient les deux petits yeux bleus de Sam dépassant d’une mer de fourrure rayée. Ses chatons étaient devenus immenses et remplissaient intégralement le panier. Je le voyais étirer son cou autant qu’il le pouvait et puis, avec un miaulement, il parvenait à jaillir du volcan rayuré. Ce fut la fin de ce panier unique.
Au fil des ans ils devinrent d’énormes chats tout en conservant leurs attitudes de chatons. Alexander était effrayant et c’était le chasseur. Des deux, Crusades était celui qui voulait être cajolé et nourri, réclamant toujours des câlins. Aucun ne miaulait, mais tous deux avaient des ronronnements proches du bruit que produit une bétonnière en marche. Pour une petite fille, c’étaient des chats géniaux. Ils se moquaient d’être promenés dans une poussette de poupée ou bien bordés chaque soir dans des lits superposés de poupée. Ils savaient qu’ils y gagnaient à se laisser faire.
Il y a quelques années Alexander a disparu suite à une insuffisance rénale subite. Aujourd’hui, sans plus de cérémonie, Crusades a tout simplement abandonné. Pour la première fois il ne s’est pas montré au déjeuner des chats. Il est juste resté à côté de son écuelle d’eau. Il boitait, avait les yeux voilés. Nous nous sommes précipités chez le vétérinaire, mais pour faire court, il a dû être euthanasié. Quand le vétérinaire lui a fait l’injection, il a fermé les yeux, ronronné très fort une dernière fois et le ronronnement s’est progressivement éteint. Je l’ai enterré à côté de son frère, deux chats parfaitement rayés.
J’ai fait un don à la marche de Giles en mémoire d’Alexander et de Crusades.
C’était vraiment un bon chat.
(N.d.T. 01 : a Humane Society est un groupe d’individus combattant la souffrance humaine et animale due à la cruauté ou à toute autre raison)
(N.d.T. 02 : grosso modo « Mes Bébés Rayurés »)

